SOMMAIRE | MIL, GAC, Mayo-37 : documents publics | 1973


mercredi 13 juin 2007

Les résistants anarchistes en Catalogne : la légende de "Quico" Sabaté
CIA n°1

Il y a des occasions dans l’Histoire au cours desquelles la réalité dépasse la légende. Tel est le cas de la lutte héroïque des groupes de résistants qui effectuèrent leurs incursions en Catalogne après la guerre, particulièrement pendant la période 1945-1965, il n’y a même pas dix ans.

C’est une histoire assez peu connue mais qui devrait [être] plus prise en compte pour pouvoir comprendre le moment actuel de la lutte révolutionnaire, le durcissement et la violence croissante de celle-ci, tant au niveau de la lutte de masses que la récente apparition au sein du mouvement ouvrier de groupes autonomes de combat se consacrant, à l’exemple des résistants de l’après-guerre, à la réalisation d’actions armées (particulièrement l’expropriation ou les attaques de banques) pour le renforcement de la cause.

La majorité des guérilleros anarcho-syndicalistes qui agirent en Catalogne dans la période 1945-1965 sont aujourd’hui soit morts soit en prison :
- Les frères Sabaté, que nous allons évoquer de manière plus détaillée.
- José Luis Facerías, ancien serveur de bar du quartier chinois, connu sous le nom de « Apollon de la FAI ».
- Ramon Cardevila, surnommé « Caraquemada », ancien boxeur, qui fut probablement le plus dur de tous, originaire de la région de Sallent-Balsarey [sic] (l’une des premières régions d’Espagne où fut proclamé le Communisme Libertaire avant la guerre, où devint célèbre après la guerre le slogan guérillero « A la mine ou à la montagne », et où aujourd’hui encore les luttes minières présentent un caractère particulièrement violent) ; il fut l’un de ceux qui vécut le plus longtemps (jusqu’à 1963).
- Jaime Pares, surnommé « el Abisinio », ancien ouvrier d’usine.
- José López Penedo.
- Julio Rodriguez, surnommé « el Cubano ».
- Paco Martinez.
- Santiago Amir Gruana, surnommé « el Sheriff ».
- Pedro Adrover Font, surnommé « el Yago ».
- José Pérez Pedrero, très jeune et toujours mort de faim, surnommé « Tragapanes ».
- Victor Espallargas, dont les principes pacifistes lui permirent seulement d’attaquer des banques à la condition de ne pas être armé.
- Et tous les autres dont les noms existent seulement dans les fichiers de la police et dans la mémoire de chaque famille et de certains militants anarchistes.

[…]


La leyenda del Quico Sabate