SOMMAIRE | MIL, GAC, Mayo-37 : documents publics | 1975-76


mercredi 13 juin 2007

Dossier : centrale thermique de San Adrián del Besos

Dossier

Prologue

La nouveauté des luttes actuelles et leur force révolutionnaire réside en ce que les conditions de la révolution communiste existent déjà : son déclenchement est seulement une question de circonstances. Dans les faits, le capitalisme est menacé par la moindre étincelle.

La lutte quotidienne de la classe ouvrière dans notre pays en atteste. Le mouvement ouvrier espagnol vit en ce moment le passage des luttes « sauvages », qui se situent en marge de ses avant-gardes dirigistes, à la construction de son Organisation de Classe. D’importantes fractions du mouvement ouvrier dans leur lutte quotidienne contre le capitalisme ont été contraintes de rompre avec des organisations entravant toujours plus leur avancée. La rupture avec le réformisme du PC et des Comisiones Obreras contrôlées par lui, constitua seulement le premier pas vers l’Organisation de Classe. Ensuite, le prolétariat a dû s’affronter avec la même rigueur aux tentatives d’implantation de nouveaux dirigismes au sein du mouvement ouvrier anti-réformiste de la part d’une multitude de groupuscules et « d’avant-gardes ». Le contenu de la lutte de ces dernières années prend forme, s’organise, se généralise, posant clairement les conditions qui caractérisent l’Organisation de Classe du prolétariat. La classe ouvrière prend conscience de sa situation au cours de sa propre lutte ; elle s’organise sur sa propre base, dans les usines et les quartiers ; elle n’admet pas de séparations entre dirigeants et exécutants au sein de l’organisation révolutionnaire ; elle lutte déjà pour une société dans laquelle l’émancipation des travailleurs serait l’œuvre des travailleurs eux-mêmes, une société sans classes.

Editions Mayo 37.